Disques durs externes, CD-roms, répertoires réseaux : les ennemis de votre photothèque

Que l’on soit un particulier ou un professionnel, à partir du moment où on l’où commence à utiliser la photo numérique, la question se pose : comment être sûr de ne pas perdre ses données ? Et comment partager ses photos facilement ?

Selon son niveau de technicité, on va mettre en place un système de sauvegarde : sur une clé USB, un DVD, un disque dur, un répertoire réseau partagé : faisons un petit tour de ces solutions et allons voir si elles sont pérennes… et pratiques.

Clé USB, CD-Rom, DVD : à bannir absolument

L’autre jour, alors que j’aidais mon beau-père à configurer son nouvel ordinateur, j’ai réalisé que depuis des années, il conserve ses photos de voyage sur des clés USB. A chaque voyage, une clé USB, avec une étiquette.

sauvegarder photos clé usb
Clés USB et cartes mémoires utilisent une mémoire « flash ».

Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’une clé USB a une durée de vie très limitée. Les clés USB, tout comme les cartes mémoires, utilisent ce que l’on appelle une mémoire flash, un format de stockage qui par définition n’est pas pérenne. Les données dans une clé USB sont stockées sous forme de charges électriques ; la charge électrique stockée qui représente l’information n’est pas parfaitement isolée et peut donc disparaître au bout d’un certain temps. Il ne faut donc surtout pas utiliser les clés USB pour stocker durablement des données, mais simplement pour les transférer.

J’explique donc tout cela à mon beau-père, et c’est là qu’il me répond : “Mais j’ai aussi toutes mes photos des années 2000 sur des CD-Roms !”

Je ne vous dis pas la tête que j’ai fait. A peu près cette tête là !

En effet, le CR-Rom et le DVD gravable, s’il sont de moins en moins utilisés par les jeunes générations, ont longtemps été utilisés comme support de sauvegarde, et le sont encore, dans les familles mais aussi en entreprise.

Grossière erreur !

J’ai une autre anecdote à ce sujet: quand j’étais étudiante, je suis partie 6 mois en Grèce dans le cadre d’un échange Erasmus, et à mon retour en France, j’ai gravé toutes mes photos sur 2 CD-Roms. Mon ordinateur portable ayant rendu l’âme, je n’avais plus que ces CD pour garder une trace de mes 6 mois à l’étranger. Quelque temps plus tard, j’ai voulu montrer mes photos à un ami : malheureusement, l’un des deux CD était illisible. Alors que je n’y avais pas touché ! Ces photos ont été perdues pour toujours. Dommage, non ?

Le DVD-R, qui permet de stocker davantage de données que le CR-R, ne vaut pas mieux. Ces supports ont une durée de vie limitée et sont extrêmement fragile.

Conclusion : si vous avez des photos stockées sur clés USB, CD ou DVD : déplacez-les vite sur un support plus fiable (si elles ne sont pas déjà perdues).

Le disque dur externe : pas si fiable qu’on le croit

Le disque dur externe, qui a la réputation d’être un support de sauvegarde robuste, est certes plus fiable que le CD… mais n’est pas sans défaut.

Un disque dur externe pour stocker votre photothèque ? Mauvaise idée.

Tout d’abord, si on ne s’intéresse qu’à sa durabilité, celle-ci n’est pas illimitée. Oui, un disque dur externe peut “griller”, et cela arrive plus souvent qu’on ne le croit.

Il faut savoir qu’un disque dur est prévu pour un certain nombre de cycles de lecture/écriture. Suivant son taux d’utilisation et les conditions de conservation, on considère qu’en moyenne la durée de vie d’un disque dur externe est de 5 à 7 ans. Et c’est sans compter le risque de panne, qui intervient généralement au bout de 3 à 5 ans.

Les disques dur SSD, qui sont la nouvelle norme, n’échappent pas à cette règle puisqu’ils s’appuient sur un système de mémoire flash, comme la clé USB.

On ne peut donc pas leur faire totalement confiance.

“Oui, mais c’est quand même bien pratique pour partager les photos”, allez vous me dire ?

Hé oui, à partir du moment où l’on travaille en équipe au sein d’une organisation, la photothèque va souvent trouver sa place sur un disque dur externe qu’on va se passer entre collègues.

Pratique, vous avez dit ?

Et si votre collègue efface des photos par erreur ? Tant pis.

Et si vous voulez gérer des droits d’accès différents en fonction des personnes ? Impossible.

Et vous n’avez pas de mal à vous y retrouver dans ce fouillis de dossiers ?

Dans les faits, avouons-le : chacun finit par tout recopier sur le disque de son ordinateur, et il en est fini de la photothèque centralisée.

Parmi nos clients entreprises, nous en avons rencontré de nombreux qui avaient étaient passés par là et ne voulaient plus entendre parler d’un disque dur externe partagé !

Répertoire réseau partagé et NAS : pas si collaboratifs que ça

Si vous êtes compétent en informatique ou si vous travaillez au sein d’une organisation, votre photothèque est peut-être accessible depuis un répertoire réseau partagé. Il s’agit d’un dossier accessible à tous les utilisateurs de votre réseau local. Ce dossier peut être stocké sur un simple ordinateur du réseau, un serveur, ou un NAS (un boîtier de stockage partagé sur un réseau informatique).

répertoire réseau partagé photothèqye
Accès à un répertoire réseau depuis Windows.

Du point de vue de la fiabilité, on n’est largement au dessus de la clé USB, bien entendu. Mais attention, il faut bien prévoir un deuxième système de sauvegarde, sous peine de perdre toutes vos données le jour où la machine tombe en panne.

Par ailleurs, vos données étant stockées chez vous, vous n’êtes pas à l’abri de tout perdre en cas d’incendie, par exemple.

Enfin, on retrouve avec ce système les limites du disque dur externe en termes de collaboration. Bien sûr, pas besoin de déplacer le disque dur de poste en poste, tout le monde peut accéder à la photothèque à tout moment. On peut également limiter les droits d’accès par répertoire, et empêcher les utilisateurs de supprimer les fichiers.

Mais honnêtement, pour retrouver ses petits dans cette arborescence de dossier, ce n’est pas toujours facile. Quand vous avez des milliers de photos archivées, ça devient parfois un casse-tête pour retrouver l’image dont on a besoin.

La photothèque hébergée : fiable et collaborative

Vous l’avez compris : CD-Rom, clés USB, disques dur externes et même répertoires réseaux partagés ne sont pas des solutions efficaces pour gérer votre photothèque. Ils peuvent même se retourner contre vous.

C’est exactement pour cela que de plus en plus d’organisations choisissent Piwigo pour héberger leur photothèque.

Avec un logiciel de photothèque en ligne, vous disposez d’une interface utilisateur ergonomique pour classer et organiser vos photos : par titre, par thème, par date ou lieu de prise de vue…

Interface d'administration de Piwigo
Interface d’administration de Piwigo

Vous pouvez à tout moment partager une photo ou un répertoire à une personne en quelques clics, sans aucun danger.

« Auparavant, nos photos étaient stockées sur un disque dur externe et des CD, et référencées dans un tableur. Un vrai casse-tête pour retrouver un fichier ! A présent, c’est devenu très facile et rapide pour toute l’équipe de naviguer dans notre photothèque. Piwigo a changé complètement notre façon de travailler ! Nous avons choisi Piwigo car l’outil était à la fois complet, simple à prendre en main, et abordable. »

Remi, Chargé de documentation, Musée Archea

Vous pouvez choisir de télécharger gratuitement Piwigo sur piwigo.org, et de l’héberger sur un serveur de votre choix.

Vous pouvez également nous confier l’hébergement en créant un compte sur piwigo.com : dans ce cas, nous nous chargeons d’assurer la sauvegarde permanente de vos données. Même en cas d’erreur de votre part (suppression d’un dossier…), nous pouvons revenir en arrière et récupérer vos précieux fichiers perdus.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter l’article Où sont stockées les photos avec Piwigo, qui détaille les mesures prises par nos équipes en matière de sécurité.

Où sont stockées les photos avec Piwigo ?

Vous cherchez une solution en ligne pour gérer votre photothèque, on vous a conseillé Piwigo, mais vous ne comprenez pas bien comment ça marche et où seront hébergées vos photos avec Piwigo ? On vous explique tout dans cet article !

Piwigo.org ou Piwigo.com ?

Tout d’abord, il faut bien différencier les deux options qui s’offrent à vous, et qui peuvent créer de la confusion :

  • Soit vous téléchargez le logiciel open source Piwigo sur piwigo.org ;
  • Soit vous créez un compte sur piwigo.com

1. Vous hébergez Piwigo vous-même

Si vous choisissez la première option, vous allez télécharger gratuitement des fichiers sur le site piwigo.org, qu’il va falloir installer sur un serveur. Vous allez devoir souscrire une offre chez un hébergeur de sites internet, et déployer vous-même votre Piwigo avant de pouvoir uploader vos photos et les organiser.

Installation de Piwigo sur le serveur de votre choix
Installation de Piwigo sur le serveur de votre choix

Dans ce cas, vos photos seront stockées sur le serveur qui héberge l’application. Ainsi, si vous installez Piwigo sur un hébergement mutualisé chez Gandi par exemple, vos photos seront enregistrées sur le système de stockage associé à cet hébergement.

Pour en savoir plus, renseignez vous auprès de votre hébergeur pour savoir exactement où se situe ce système de stockage car il peut être « déporté ».

2. Vous choisissez Piwigo.com

Si vous choisissez la deuxième option, vous allez créer votre compte sur piwigo.com, et votre espace Piwigo sera créé directement sur notre plateforme.

Création de votre compte sur piwigo.com
Création de votre compte sur piwigo.com

Dans ce cas, votre espace sera hébergé sur des serveurs dédiés (c’est à dire qu’ils ne sont pas partagés avec d’autres sites), que Piwigo loue auprès de l’hébergeur OVH. Nos serveurs sont répartis en France entre les datacentres de Roubaix, Strasbourg et Gravelines. Les données sont stockées sur les disques durs de ces serveurs, c’est à dire exactement là où s’exécute l’applicatif de Piwigo.

Pour répondre à la question qui brûle les lèvres de nombreux utilisateurs, notamment les administrations publiques, nous n’utilisons pas les services d’Amazon (AWS), Google (Cloud Platform) ou Microsoft (Azure). Nous ne les utilisons pas pour deux principales raisons :

  • Premièrement, nous ne souhaitons pas leur confier les données de nos clients ;
  • Deuxièmement, ces services sont très chers, ce qui ferait mécaniquement augmenter le tarif de nos offres.

Quelles garanties pour la sécurité de vos données ?

Si vous choisissez d’héberger vous-même votre Piwigo, c’est à vous de vous assurer que votre hébergeur a bien mis en place les moyens nécessaires pour que vos données soient en sécurité. Vous avez aussi la responsabilité de la sauvegarde de vos données et de vos fichiers.

En revanche, si vous choisissez une de nos offres sur piwigo.com, c’est nous qui nous occupons de tout : voici comment nous assurons que vos données ne seront pas perdues.

L’infrastructure technique de Piwigo.com repose sur une série de paires de serveur. Chaque serveur « principal » est accompagné d’un serveur « secondaire » qui sert à la fois de sauvegarde et de système de secours.

Un compte Piwigo.com est hébergé sur un serveur principal (photos et base de données). Chaque nuit, chaque serveur principal est synchronisé sur son serveur secondaire. Et chaque nuit, nous réalisons une copie de chaque base de données, et nous conservons au moins les 30 derniers jours. Cela nous permet de restaurer votre photothèque en cas d’erreur de manipulation. Pour faire simple, on peut restaurer un album que vous auriez supprimé par erreur.

Chaque serveur "principal" est accompagné d'un serveur "secondaire" qui sert à la fois de sauvegarde et de système de secours.
Chaque serveur « principal » est accompagné d’un serveur « secondaire » qui sert à la fois de sauvegarde et de système de secours.

En complément de la synchronisation nocturne, nous avons mis en place un système de sauvegarde à la granularité plus fine. Toutes 15 minutes, un script regarde s’il y a eu des changements sur votre Piwigo : ajout/édition/suppression de photo/album/tag/utilisateur/commentaire. Si un changement est détecté, votre compte est automatiquement synchronisé sur le serveur secondaire. Toute cette mécanique nous permet, dans le pire des scénarios, de ne perdre que le 15 dernières minutes d’activité.

Et si je veux changer d’hébergement ?

L’une des promesses de Piwigo.com est de lutter contre le « verrouillage du client ».

Notre objectif n’est pas de vous mettre des bâtons dans les roues le jour où vous voudrez basculer sur un autre hébergement, voire sur votre propre infrastructure. Si vous hébergez vos données sur Piwigo.com, à tout moment vous pouvez télécharger votre base de données et vos fichiers. Vous pouvez ainsi déménager votre Piwigo sur votre propre serveur si vous le souhaitez, en gardant votre photothèque à l’identique.

Vous ne perdrez pas les nombreuses heures passées à organiser vos contenus, l’historique des visites ou encore les commentaires de vos utilisateurs. Toute cette opération est documentée, vous n’avez qu’à suivre le guide !

A l’inverse, vous pouvez également décider de déménager votre Piwigo depuis votre serveur vers Piwigo.com. Nous réalisons régulièrement cette opération pour nos clients. Nous nous occupons de tout : transfert des données, import de la base, mise à jour de Piwigo et des extensions. Cette opération n’est pas facturée car nous la considérons comme faisant partie des services associés à l’offre Piwigo.com.

En résumé ?

Piwigo propose deux manières différentes d’utiliser son logiciel de gestion de photothèque et donc, deux manières différentes d’héberger vos photos :

Les deux solutions sont satisfaisantes et utilisées par des milliers de particuliers et de professionnels. C’est à vous de décider quelle solution vous convient le mieux !

Pourquoi Flickr (re)devient payant

La nouvelle a fait grand bruit dans la communauté des amoureux de la photo : le 5 novembre 2018, Flickr, le célèbre service d’hébergement et de partage de photos, annonce un changement important dans sa politique tarifaire : les comptes utilisateurs gratuits hébergeant plus de 1000 photos devront dorénavant souscrire à un abonnement payant, sous peine de voir une partie de leurs photos supprimées. Les utilisateurs crient au scandale sur les réseaux sociaux, à la recherche d’une solution gratuite et illimitée pour remplacer Flickr. Continuer la lecture