Piwigo au Paris Open Source Summit 2018

Rencontrons-nous !

Pierrick Le Gall, fondateur de Piwigo, sera présent au Paris Open Source Summit les 5 et 6 décembre 2018, avec plusieurs membres du Conseil National du Logiciel Libre.

Le Paris Open Source Summit (POSS), c’est un salon qui a lieu tous les ans, consacré à l’écosystème open source et au logiciel libre. L’occasion de rencontrer des dizaines d’acteurs open source, et d’assister à des conférences sur des sujets très variés (n’hésitez pas à découvrir le programme).

Que vous soyez un décideur informatique ou un simple curieux, nous vous encourageons à venir y faire un tour ; et surtout, n’oubliez pas de nous rendre visite stand D12-D20. Ce sera l’occasion de se rencontrer, et de nous parler de vos projets de photothèque !

Toutes les infos ci-dessous :

  • Où ? DOCK PULLMANN – Aubervilliers (près de la Porte de La Chapelle) [infos pratiques]
  • Quand ? mercredi 5 (de 9h à 19h) et jeudi 6 décembre 2018 (de 8h45 à 18h)
  • Stand : D12-D20
  • Inscription : Obtenez votre badge gratuitement sur le site de l’événement (inscription obligatoire)

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Un nouveau look pour Piwigo.com

Si vous avez visité le site fr.piwigo.com depuis quelques semaines, vous avez du le remarquer : nous avons complètement refondu le style et le contenu des pages (et ce n’est pas fini !). Voici quelques explications.

Un site davantage tourné vers les entreprises

Bien entendu, l’une des raisons de ce changement de site est le design. Le précédent site datait de 2014 : pour un site internet, 4 ans, c’est vieux ! On avait donc envie de moderniser son look (on espère que c’est réussi !).

Mais au delà du look, ce nouveau site accompagne surtout l’évolution du positionnement de Piwigo.com. Cela ne vous a pas échappé, il s’adresse beaucoup plus à la clientèle Entreprise que le précédent.

homepagepiwigo

Si vous nous suivez depuis longtemps, vous avez observé cette évolution progressive, avec l’arrivée des offres Entreprises en mars 2017. Comme nous l’expliquions dans un article de ce blog, ces offres ont été mises au point pour répondre aux demandes croissantes que nous recevions de la part d’organisations de toutes tailles. Aujourd’hui, les entreprises représentent environ la moitié de notre chiffre d’affaires, et notre site internet devait refléter cette évolution.

L’objectif de ce nouveau site est donc de faire connaître notre offre aux entreprises, collectivités, professionnels du tourisme…et de leur faire comprendre à quel point un logiciel de photothèque peut leur faciliter la vie.

… sans oublier les particuliers !

Si vous faites partie de nos nombreux clients individuels, pas de panique ! Bien entendu, vous allez pouvoir continuer à utiliser votre offre « Particuliers » à 39 € par an. Simplement, nous axons davantage notre communication sur notre clientèle Entreprise, parce que ce sont les utilisateurs qui témoignent le plus d’intérêt à Piwigo depuis quelques années.

Prochaines étapes ?

Nous avons pour projet d’enrichir prochainement ce site avec de nouveaux contenus :

  • Success stories : des récits de cas concrets d’entreprises et organisations  ayant mis en place Piwigo, et des bénéfices qu’elles en ont retiré ;
  • FAQ : une foire aux questions pour répondre à toutes les interrogations que peut se poser une personne découvrant Piwigo.

Mais ce n’est pas fini : nous avons un tas d’idées pour mieux communiquer avec vous, utilisateurs ou simples curieux : une newsletter, des articles de blog pour vous conseiller dans votre utilisation de Piwigo, des vidéos… Si vous avez des idées, n’hésitez pas à le dire en commentaire !

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Pourquoi Flickr (re)devient payant

La nouvelle a fait grand bruit dans la communauté des amoureux de la photo : le 5 novembre 2018, Flickr, le célèbre service d’hébergement et de partage de photos, annonce un changement important dans sa politique tarifaire : les comptes utilisateurs gratuits hébergeant plus de 1000 photos devront dorénavant souscrire à un abonnement payant, sous peine de voir une partie de leurs photos supprimées. Les utilisateurs crient au scandale sur les réseaux sociaux, à la recherche d’une solution gratuite et illimitée pour remplacer Flickr.

Un peu d’histoire

Mais revenons quelques années en arrière.

Le site Flickr en 2006

Créé en 2004 et racheté par Yahoo dès 2005, Flickr a longtemps été un service payant.
A l’origine, les comptes gratuits étaient limités à quelques centaines de photos, obligeant de nombreux utilisateurs à passer au compte pro, pour une somme modique (environ 25$).
L’arrivée de Marissa Mayer à la tête de Yahoo, ancienne directrice de Google, a totalement changé la donne en 2012. Les capacités des comptes gratuits ont fortement évolué, permettant aux utilisateurs d’héberger gratuitement jusqu’à 1 terraoctet de photos sur leur espace. Faisons un rapide calcul : cela équivaut à 200 000 photos pesant en moyenne 5 Mo. Autrement dit un espace de stockage quasi-illimité.
En 2018, Flickr est racheté par Smugmug, un hébergeur payant de galeries photos ciblant les photographes professionnels. Et le modèle de Flickr est à nouveau chamboulé : fini l’espace de stockage d’1 To, les comptes gratuits sont limités à 1000 photos. Au delà, les utilisateurs devront s’acquitter un abonnement de 50$ – soit environ le double de l’ancienne époque. Mais en fin de compte, rien de neuf : le nouveau modèle économique se rapproche de l’ère pré-Mayer.

Un juste retour des choses

Sommes-nous choqués par ce retour arrière en terme de modèle économique ? Pas du tout ! Proposer un service d’hébergement de photos coûte de l’argent : machines, salaires pour payer les personnes qui gèrent les machines et développent le produit. Les propriétaires de Smugmug savent parfaitement où ils mettent les pieds et n’ont pas l’habitude de travailler à perte.

Quelle leçon tirer de cet évènement ?

Le modèle d’hébergement gratuit n’est pas pérenne.
Dans les faits, rien n’est jamais gratuit.

Dans le cas de Flickr, la gratuité du service était censée être compensée par la multitude de publicités qui s’affichaient à côté de vos photos. Peut-être que SmugMug a refusé de devenir une agence publicitaire comme les « gros du web » (Facebook, Yahoo, Google) ont choisi de l’être. Peut-être aussi qu’à l’heure des adblockers, la publicité ne rapporte plus assez. Mais comme le dit l’adage : “Si c’est gratuit, c’est toi le produit”. Ainsi, faire le choix d’un service web gratuit a nécessairement une contrepartie : vous acceptez de céder au fournisseur de service la propriété de vos créations, vos données personnelles ou encore celles de votre audience.

Quelles alternatives à Flickr pour héberger vos photos ?

Vous avez plus de 1000 photos sur Flickr ou ambitionnez de dépasser cette limite ? Vous devez maintenant choisir entre deux solutions : passer à un compte payant, ou migrer vos photos vers un autre hébergement. Mais comme nous l’avons déjà dit, rien n’est jamais gratuit. Passons en revue quelques alternatives.

Google Photos

alternative flickr

Vous pouvez bien sûr rester chez les géants du web, et héberger votre galerie chez Google Photos gratuitement. Toutefois, au delà de 100 Go, là aussi il faudra sortir la carte bleue, à moins d’accepter que vos photos et vidéos ne soient systématiquement compressées. Par ailleurs, oubliez la gestion des droits Creative Commons qui a fait la popularité de Flickr : elle n’est pas disponible chez Google Photos.
Enfin, n’oubliez jamais que le modèle économique de Google repose sur le profilage de ses utilisateurs pour améliorer la conversion des publicités de ses véritables clients, les annonceurs publicitaires. Ainsi, Google peut dès demain décider d’arrêter la mise à disposition de ce service s’il ne sert plus ses intérêts, comme ce fut le cas pour Wave, Google Reader et bientôt Google Plus.

500px

alternative flickr

500px est un site assez populaire dans le monde de la photographie. Il vous permet d’héberger vos photos et de les partager avec le monde entier, et avec le choix entre plusieurs types de licences. Mais là encore la version gratuite est limitée : elle ne permet d’uploader que 7 photos par semaine. Il faudra donc bien passer à la caisse à un moment ou un autre (entre 4 et 13 $ par mois suivant vos besoins). 500px est orienté “vitrine” pour vos plus belles photos, et permet d’obtenir rapidement de la visibilité. Si vous cherchez un outil pour gérer l’ensemble de vos photos, ce n’est peut-être pas le plus approprié.

Piwigo.org

alternative flickr

Si vous disposez déjà d’un hébergement web (pour votre site WordPress, par exemple) ou si cela ne vous fait pas peur, la plateforme open source Piwigo peut être une très bonne alternative à Flickr. Comme l’explique David Ing sur son blog, l’installation de Piwigo sur votre hébergement est très rapide et bien documentée. Un plugin vous permet de transférer votre compte Flickr vers Piwigo en quelques clics (tout est expliqué dans ce tutoriel).
Les fonctionnalités de Piwigo sont bien plus avancées celles de Flickr ou ses concurrents : elles devraient donc répondre aux besoins des plus exigeants. Avec Piwigo, vous disposez de votre galerie photo personnelle, accessible depuis votre propre nom de domaine. Vous reprenez la main sur votre travail, sans en partager les bénéfices avec un géant du web.
Et comme tout logiciel open source, Piwigo est gratuit. Alors oui, il faudra quand même au moins payer le service d’hébergement web (à partir de 2,99€/mois chez OVH par exemple). Mais comme vous l’avez compris, il faut bien que quelqu’un paye à un moment ou un autre, non ?

Piwigo.com

Et si vous ne voulez pas vous embêter avec l’hébergement web, vous pouvez toujours jeter un oeil aux offres proposées sur Piwigo.com, qui incluent un service clé en main autour de la plateforme Piwigo. Vous créez votre compte en quelques clics, et Piwigo s’occupe de l’hébergement. N’hésitez pas à tester, c’est gratuit pendant 30 jours !

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Nouveau formulaire d’abonnement

Le formulaire d’abonnement fait peau neuve, avec plusieurs objectifs : mieux gérer la TVA, permettre le choix entre l’offre individuelle et l’offre Entreprise, proposer 2 ans et 3 ans d’abonnement.

1) législation et TVA

Le service Piwigo.com est géré par une entreprise française. Les clients sont partout dans le monde, dans plus de 70 pays. Selon le pays, la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) ne s’applique pas de la même façon. De même, si vous ou votre organisation possédez un numéro de TVA, d’autres règles s’appliquent. Ne rentrons pas dans les détails comptables, retenez simplement que nous avons besoin de ces informations pour reverser les sommes exactes de TVA aux pays concernés.

Abonnement Piwigo.com : connaître votre pays et si vous avez un numéro de TVA devient obligatoire

Abonnement Piwigo.com : connaître votre pays et si vous avez un numéro de TVA devient obligatoire

La page d’abonnement vous invite (enfin… vous « impose ») à nous donner quelques infos.

Abonnement Piwigo.com : renseigner votre pays et éventuellement votre numéro de TVA

Abonnement Piwigo.com : renseigner votre pays et éventuellement votre numéro de TVA

Note : la loi date de début 2016 et nous ne demandions pas systématiquement ces informations. Jusqu’à maintenant, nous trouvions votre pays à partir de votre adresse IP et nous estimions que les clients Entreprise avaient un numéro de TVA et que les clients Individuels n’en avaient pas. C’est une approximation dont nous allons maintenant pouvoir nous passer, avec un calcul de la TVA basé sur votre déclaration.

2) Choix entre offre Individuelle et offre Entreprise

Abonnement Piwigo.com : choix entre l'offre individuelle et l'offre entreprise

Abonnement Piwigo.com : choix entre l’offre individuelle et l’offre entreprise

Piwigo.com a historiquement démarré en ne vendant qu’une offre à 39 euros par an TTC. Depuis 1 an, les Offres Piwigo.com Entreprise, enfin officielles ! Il fallait cependant nous contacter pour que nous initialisions la commande correspondante à ces offres. Le nouveau formulaire de paiement va donner davantage d’autonomie à ces organisations pour s’abonner à Piwigo.com, sans systématiquement passer par le support.

Abonnement Piwigo.com : plusieurs choix parmi les offres Entreprise

Abonnement Piwigo.com : plusieurs choix parmi les offres Entreprise

3) Payer directement 2 ou 3 ans d’abonnement

Abonnement Piwigo.com : offre individuelle, choisissez 1 ou 2 ou 3 ans

Abonnement Piwigo.com : offre individuelle, choisissez 1 ou 2 ou 3 ans

L’intérêt pour Piwigo.com : augmenter sa trésorerie (la somme sur notre compte en banque) de façon immédiate, ce qui nous permet d’investir, en recrutant par exemple.

L’intérêt pour le client : en prenant 2 ans, 10% de remise, soit 8€ d’économie. En prenant 3 ans, 20% de remise, soit 23€ d’économie. Comme il n’est pas rare qu’un client le reste pour 5 ans et plus, on s’est dit que c’était plutôt un bon compromis !

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Pannes d’octobre puis novembre 2017

La panne gigantesque chez OVH qui a fait trembler le web européen le 9 novembre 2017, séisme évalué à 8 sur l’échelle de Richter,  n’a pas été sans incidence sur Piwigo.com. Mais avant cela il y a eu la panne du 7 octobre puis celle du 14. Revenons sur ces pannes avec quelques explications.

Photo by Johannes Plenio on Unsplash

Photo by Johannes Plenio on Unsplash

A) Panne du 7 octobre

Le samedi 7 octobre 2017, notre serveur « reverse-proxy », celui par lequel passe tout le trafic web, a crashé. OVH, noter hébergeur technique, a identifié un problème sur la carte mère et l’a remplacé. Le trafic a été routé sur le serveur de secours le court temps nécessaire au remplacement du matériel défectueux. Une panne sans gravité réelle, sans perte de données, mais qui annonçait le démarrage d’une série douloureuse d’ennuis techniques.

B) Panne du 14 octobre

Une semaine plus tard, le 14 octobre, le même serveur s’emballe jusqu’à être incapable de renvoyer les pages web demandées par les visiteurs… Le trafic est donc à nouveau basculé sur le serveur de secours, en lecture seule pour les comptes hébergés sur ce serveur. Environ 10 heures de recherche plus tard, devant l’impossibilité de déterminer l’origine du problème, nous décidons de basculer le serveur de secours en écriture. Cette décision fut difficile à prendre car elle signifie que les données produites entre la dernière sauvegarde (1h du matin) et le moment de la bascule (environ 8h du matin) sont perdues. Autrement dit, pour les comptes hébergés sur ce serveur, les photos ajoutées dans la nuit ont simplement « disparu » de leur Piwigo.

C’est la première fois dans l’histoire de Piwigo.com que nous basculons un serveur de secours en écriture. Malheureusement, un autre problème est arrivé, lié au premier. Pour vous expliquer ce problème, il faut un peu rentrer dans le détail du fonctionnement des serveurs Piwigo.com.

Sur l’infrastructure Piwigo.com, les serveurs fonctionnent par paire : un serveur principal et son serveur de secours. Il y a actuellement 4 paires en production. Le serveur principal s’occupe de la « gestion courante », tandis que le serveur de secours est synchronisé avec le serveur principal chaque nuit et reçoit le trafic web en lecture seule.

En temps normal, le serveur de secours est configuré pour n’autoriser que la lecture, c’est à dire que l’on peut visiter les albums ou voir les photos, mais pas entrer dans l’administration ou ajouter des photos.

L’un des couples de serveurs constitue ce que l’on appelle le reverse-proxy : tout le trafic web de *.piwigo.com passe par ce serveur et selon le piwigo concerné, le trafic part vers l’un  ou l’autre serveur de l’infrastructure. En temps normal le reverse-proxy est configuré pour pointer vers les serveurs principaux des couples de serveur.

Lorsqu’un problème survient sur l’un des serveurs principaux, nous basculons le trafic sur son serveur de secours. S’il s’agit du serveur reverse-proxy, on bascule l’adresse IP Fail-Over (IPFO) : un mécanisme que l’on gère sur notre console d’administration OVH. Pour les autres serveurs, on modifie la configuration du reverse-proxy.

Voilà pour les explications… revenons au 14 octobre 2017 : nous avons donc basculé l’IPFO pour utiliser le serveur reverse proxy de secours. Malheureusement, 2 problèmes en cascade :

  1. le serveur reverse proxy de secours, pour l’un des couples de serveurs, pointait sur le serveur de secours
  2. le serveur de secours en question était configuré en écriture au lieu d’être en lecture seule

Pourquoi cette configuration anormale ?

Parce que nous utilisons parfois l’infrastructure de secours pour faire des tests « grandeur nature ». En l’occurrence il s’agissait de tests sur l’IPV6.

Quel impact pour les utilisateurs ?

Pendant les trop nombreuses heures où le trafic web passait par le reverse-proxy de secours, les hébergés du serveurs en question sont revenus sur l’état de la nuit précédente (les photos ajoutées dans la nuit/matin) ont apparemment disparu, puis ils ont pu continuer à ajouter des photos. Cet état n’a pas déclencher d’alerte particulière, la situation semblait « normale » pour les utilisateurs concernés. Lorsque le problème a été détecté, nous avons modifié la configuration du reverse proxy pour pointer à nouveau sur le serveur principal. Conséquence : toutes les photos ajoutées pendant « la panne » ont apparemment disparu.

Quelles actions ont été entreprises suite à la panne du 14 octobre ?

1) Vérification de la configuration reverse-proxy

Un nouveau script a été mis en production, qui vérifie très régulièrement que le reverse proxy est configuré pour pointer sur les serveurs principaux.

2) Vérification écriture Vs lecture seule

Un autre script a aussi été mis en production, qui vérifie que les serveurs principaux sont configurés en écriture et les serveurs de secours en lecture seule

3) Compartimentage des applications web tierces

Les applications web « non vitales » et que l’on maîtrise moins, ont été basculées sur un serveurs tiers dédié à cet usage : blog anglophone, blog francophone, wiki interne, forum interne et piwik (analyse des visites). En effet, l’une des hypothèses de la panne en cours, est qu’une application s’est emballée où qu’elle aurait fait l’objet d’une tentative d’attaque. Le fait de déplacer ses applications dans un « compartiment » distinct permet de limiter l’impact d’un dysfonctionnement.

4) Nouveau système de sauvegarde

La décision de basculer un serveur de secours en écriture, c’est à dire le transformer en serveur principal, est particulièrement difficile à prendre. En effet il s’agit d’abandonner l’espoir de revenir sur le serveur principal actuellement en panne. Cette décision est difficile car elle implique d’accepter une perte de données.

Pour faciliter cette décision, 2 mesures ont été prises : d’abord prédéfinir le temps maximum au bout duquel on applique la bascule. Dans notre cas, si la panne dure davantage que 2 heures (hors nuit), il faut basculer. Ensuite, il faut que les sauvegardes soient plus fréquentes que 1 fois par jour : si les sauvegardes avaient seulement 1 ou 2 heures, la décision auraient été bien plus simple à prendre !

En complément de la sauvegarde journalière, nous avons donc ajouté un nouveau système de « sauvegardes glissantes » : toutes les 15 minutes, le script analyse chaque Piwigo sur certains critères (ajout/édition/suppression de photos/utilisateurs/albums/groupes…). Si quelque chose a changé depuis la dernière sauvegarde, le script sauvegarde le Piwigo (fichiers + base de données) en le synchronisant sur le serveur de secours approprié.

C) Et la panne OVH gigantesque des 9 et 10 novembre 2017 ?

Étant hébergés chez OVH, notamment dans le datacentre de Strasbourg, la panne nous a énormément affecté. D’abord parce que notre serveur reverse proxy principal est à Strasbourg. Donc la panne a mis Piwigo.com totalement hors service pendant toute la matinée du 9 novembre. Ensuite parce qu’il nous a été impossible de basculer l’IP Fail Over. Ou plutôt, OVH nous a permis de le faire, mais au lieu de nécessiter 60 secondes, cela a pris 10 heures ! Des heures pendant lesquelles les hébergés du serveur en question étaient en lecture seule.

Contrairement à la situation du 14 octobre, nous n’avons pas pu prendre la décision de basculer le serveur de secours car une demande de bascule IPFO était en cours, et nous n’avions pas la moindre idée de l’heure à laquelle OVH allait appliquer l’action.

L’infrastructure Piwigo.com a retrouvé un état normal le vendredi 10 novembre à 14h46, heure de Paris (France).

OVH prévoit une compensation pour ces pannes. Ce n’est pas grand chose, au regard du préjudice réel, mais nous allons intégralement transférer cette compensions à nos clients. Après des calculs très savants, cela correspond à 3 jours de crédits temps ajoutés sur chaque compte. C’est peu mais c’est pour le symbole !

Nous sommes désolés pour ces désagréments. Comme vous avez pu le lire dans ce billet de blog, nous avons amélioré nos méthodes pour limiter le risque à l’avenir et réduire l’impact d’une panne irréversible d’un serveur.

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100% des comptes en version 2.9

17 jours après la sortie de Piwigo 2.9.0 et 4 jours après le début des mises à jours, la totalité des comptes Piwigo.com sont maintenant passés en version 2.9.0.

Nouveau design pour les pages d'administration dans Piwigo 2.9

Nouveau design pour les pages d’administration dans Piwigo 2.9

Comme vous l’apprendrez en lisant attentivement les notes de la version 2.9.0, votre historique sera régulièrement et automatiquement purgé pour ne pas dépasser 1 million de lignes. Vous vous dites sans doute que 1 million c’est énorme, mais 176 Piwigo hébergés sur Piwigo.com en comptent davantage, avec un record établi à 27 millions de lignes !

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Compte rendu maintenance du 28 avril 2017

Les clients Piwigo.com clients ont déjà reçu ce message. Ils ont été nombreux à nous remercier d’avoir pris le temps d’expliquer en toute transparence nos opérations techniques alors autant partager avec le plus grand nombre grâce à un billet sur le blog !

A. La version courte

Le 28 avril 2017, nous avons migré l’un de nos principaux serveurs. L’objectif était d’avoir davantage de puissance et d’espace disque. La migration proprement dite s’est bien passée. Aucune interruption de service et seulement 7 minutes (de 8h00 à 8h07, heure de Paris/France) de passage en lecture seule pour une partie des comptes hébergés sur Piwigo.com.

Nous avons ensuite rencontré quelques difficultés pour communiquer avec les utilisateurs du service de courrier Gmail. La résolution du « problème Gmail » a rendu le site inaccessible pour quelques utilisateurs pendant environ 1 heure. Tout est revenu à la normale en quelques heures. Evidemment, aucune donnée n’a été perdue.

Le nouveau serveur s’acclimate bien à Piwigo et il a hâte de recevoir la version 2.9 dans les prochains jours 🙂

B. Les détails techniques

Un premier message d’information est parti vers 383 hébergés. Nous réalisons alors que les emails destinés à des adresses Gmail reviennent en erreur. En effet, Gmail a récemment mis en place des restrictions très fermes pour lutter contre le spam. Gmail veut ce que l’on appelle un « reverse DNS IPv6 ». C’est un peu barbare mais on l’avait déjà sur l’ancien serveur alors on l’ajoute sur le nouveau. Et là, patatra. Le nouveau serveur ne gère pas du tout l’IPv6 comme l’ancien : quelques utilisateurs, qui sont en IPv6, nous disent tomber sur une page « Apache2 Debian Default Page » au lieu de leur Piwigo. Retour sur le chronologie des faits :

  • 8:00 démarrage migration, passage en lecture seule
  • 8:07 bascule du trafic web vers le nouveau serveur
  • 9:40 tout se passant bien, envoi de l’email d’information
  • 9:52 erreurs Gmail, on bloque les envois de l’email
  • 10:31 ajout d’une IPv6 sur le serveur
  • 12:05 suite au retour de quelques utilisateurs, retrait de l’IPv6

Malheureusement, l’ajout/retrait de l’IPv6 n’est pas une action à effet immédiat. C’est ce que l’on appelle la « propagation des DNS ». Cela peut prendre jusqu’ à 3 heures, selon les utilisateurs.

Nous avons consacré le reste de la journée à faire accepter les emails par Gmail et à garder le site accessible pour tout le monde. Nous avons donc maintenant une IPv6, sur un sous-domaine de pigolabs.com (l’entreprise qui gère Piwigo.com) et cela n’impacte pas les visiteurs web.

Nous avons aussi une solution technique pour que les visiteurs web puissent accéder à vos Piwigo en IPv6. Mais après réflexion, nous ne souhaitons pas utiliser d’IPv6 car elle ne permet pas de faire des bascules instantannées du trafic web alors qu’IPv4 le permet, grâce aux IP FailOver proposées par OVH, notre hébergeur. C’est important car cela permet par exemple de basculer le trafic d’un serveur principal vers un serveur de secours.

Au final, une migration qui ne s’est pas si bien passée et pas mal de transpiration, mais tout est rentré dans l’ordre et le syndrome « Apache2 Debian Default Page » n’a finalement affecté que peu de monde !

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Offres Piwigo.com Entreprise, enfin officielles !

Dans l’ombre depuis plusieurs années et pourtant déjà adoptées par plus de 50 organisations, il est temps de présenter officiellement les offres Piwigo.com Entreprise. Ces offres s’adressent aux organisations, privées ou publiques, à la recherche d’un outil simple, abordable et néanmoins complet pour gérer leur collection de photos.

L’objectif de Piwigo.com Entreprise est de démocratiser la photothèque, notamment pour les entreprises de taille modeste. Nous ne visons pas les entreprises du CAC40, même si certaines sont déjà clientes chez nous, mais les millions d’organisations, publiques et privées, qui n’ont pas le budget pour les solutions orientées « entreprise », très complètes fonctionnelement mais souvent chères et difficiles à prendre en main.

Piwigo.com Entreprise, pour un coût raisonnable, pourra venir remplacer des solutions bancales de dossier partagé sur l’intranet de l’entreprise, dans lequel les photos sont parfois dupliquées, parfois supprimées par inadvertance, sans aucune gestion fine des droits d’accès.

Page de présentation des offres Piwigo.com Entreprise

Page de présentation des offres Piwigo.com Entreprise

Pourquoi officialiser cette offre aujourd’hui ? Parce que la tendance de fond nous montre clairement que l’offre Entreprise plaît et trouve son public. Bien qu’alors semi-officielle, les offres Entreprise ont représenté près de 40% de notre chiffre d’affaire sur le mois de février 2017 ! Il est donc temps de mettre en valeur ces offres.

En pratique, voici ce qui change avec les offres Entreprise :

  • elles sont accessibles aux organisations, contrairement à l’offre standard
  • des fonctionnalités supplémentaires, comme le support de fichiers non-photo (PDF, vidéos…)
  • niveau de service supérieur (support prioritaire, personnalisation, session de présentation)

Découvrez Piwigo.com Entreprise

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Des factures sans passer par le support

Voici une « fonctionnalité », ou plutôt un « service » que les organisations, nombreuses parmi les clients de Piwigo.com, attendaient. Il ne sera plus nécessaire de contacter le support pour obtenir une facture. Sur la page [Administration > Mon compte > Gérer], vous trouverez un nouvel onglet « facturation ».

Nouvel onglet pour vos factures Piwigo.com

Nouvel onglet pour vos factures Piwigo.com

Cette page de facturation vous pose quelques questions. Les 2 plus importantes sont votre pays et si vous avez un numéro de TVA. En effet depuis le 1er janvier 2016, l’Union Européenne a décidé de complexifier la compta des entreprises qui ont des clients dans l’UE. C’est évidemment le cas de Piwigo.com. Nous devons maintenant reverser la TVA à chaque pays membre de l’UE, selon son taux de TVA spécifique. Sauf si vous avez un numéro de TVA. Vous comprenez donc pourquoi nous avons absolument besoin de ces 2 informations. Que vous souhaitiez éditer vos factures ou non. Nous allons bientôt devoir exiger de fournir ces informations avant tout paiement.

Le formulaire d'infos de facturation sur votre compte Piwigo.com

Le formulaire d’infos de facturation sur votre compte Piwigo.com

Ensuite nous avons besoin de 2 ou 3 informations : votre nom, éventuellement le nom de votre organisation et votre adresse. Ces informations sont uniquement nécessaires pour éditer vos factures. En aucun cas nous n’enverrons la facture par courrier postal. C’est simplement une obligation pour que la facture soit valide.

Lorsque vous affichez une facture, Piwigo.com utilise les infos « en cours » et il ne sera pas possible de générer la même facture avec d’autres informations. Attention donc à bien vérifier que vos informations sont correctes avant d’ouvrir la facture. L’idée est double : ne pas pouvoir générer la même facture pour 2 entités différentes et permettre à un client de changer d’adresse, sans que cela n’affecte ses anciennes factures.

Vous verrez que la facture n’est disponible qu’au format HTML. Vous pouvez obtenir une version PDF en imprimant la page et en choisissant de créer un PDF. C’est une fonctionnalité proposée par tous les navigateurs web modernes.

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HTTPS arrive sur Piwigo.com

Certains l’attendaient avec impatience alors que d’autres ne savent pas encore de quoi il s’agit.

HTTPS permet de chiffrer les communications entre votre navigateur web et le site web que vous visitez. En l’occurence votre Piwigo. C’est particulièrement utile pour le formulaire d’identification bien sûr ! Votre mot de passe ne transite plus « en clair » sur les « noeuds du réseau internet ». Dans votre box internet, sur les serveurs de votre fournisseur d’accès et au final sur les serveurs Piwigo.com.

HTTPS en action, avec son certificat SSL !

HTTPS en action, avec son certificat SSL !

Comment en profiter ?

Pour le moment, Piwigo ne bascule pas automatiquement en HTTPS. Il faut donc basculer manuellement. Dans la barre d’adresse de votre navigateur web, ajoutez « s » à la fin de « http » et voilà !

D’ici quelques jours ou semaines, Piwigo basculera automatiquement en HTTPS pour le formulaire d’identification et toute la navigation qui suit.

Pourquoi HTTPS n’était pas encore disponible ?

Piwigo.com existe depuis près de 6 ans et HTTPS existait déjà lui-même depuis longtemps. Il y a 3 raisons principales à cette attente :

1) Piwigo est une application de gestion de photos en ligne, pas une banque. Le niveau de sécurité requis n’a pas été considéré comme suffisamment critique pour en faire une priorité. Donc comparée à d’autres fonctionnalités, la mise à disposition du HTTPS a pris du temps.

2) l’application Piwigo et ses projets satellites, sans prendre en considération l’hébergement Piwigo.com, ont nécessité des adaptations pour être compatibles HTTPS. Aujourd’hui on peut dire que Piwigo gère très bien cela, de même que les adresses multiples, avec ou sans HTTPS. Piwigo s’adapte automatiquement. Ceux qui ont eu l’occasion de traiter ce sujet avec d’autres applications web comprendront vite quelles difficultés Piwigo permet d’éviter.

3) l’infrastructure multi-serveur de Piwigo.com, massivement multi-site en utilisant des sous-domaine *.piwigo.com a rendu complexe la mise en place du chiffrement. Sans trop rentrer dans les détails, et pour ceux que cela intéresse, nous utilisons un certificat SSL wildcard Gandi. Le reverse proxy Nginx l’utilise en frontal, mais également Nginx sur les serveurs d’hébergement : toutes les communications sont chiffrées entre nos serveurs.

Et pour les noms de domaine personnels ?

11,5% des comptes Piwigo.com utilisent un nom de domaine personnel, c’est à dire que l’adresse de leur Piwigo n’est pas uniquement en *.piwigo.com. Les certificats SSL, qui permettent de faire fonctionner HTTPS, sont propres à chaque nom de domaine.

Vous pouvez quand même essayer de passer en HTTPS sur un nom de domaine personnel hébergé sur Piwigo.com. Votre navigateur va afficher un avertissement de sécurité énorme, mais cela fonctionnera, si vous dites à votre navigateur web que vous comprenez le risque.

La solution qui semble évidente aujourd’hui, c’est la récente initiative Let’s Encrypt. Elle nous permettra de générer des certificats SSL pour vos noms de domaine personnel, qui ne feront pas crier les navigateurs web. On bossera dessus bientôt. C’est la prochaine « grosse étape » du passage en HTTPS.

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